M 104

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Date
2014/03/24

Lieu d’observation

Nouveau-Mexique

Technique

TélescopeTakahashi Epsilon 250 – 10″, 850mm FL @ f/3.4
MontureParamount ME
Caméra d’imagerieSBIG ST10XME – Non Anti Bloomin Gate (NABG) régulé  à -15o Celsius
Type d’imageL(RVsB) (Vs pour vert synghétique)
ExpositionLuminance (12 x 10’ bin 1×1), R et B (4 x 3’ bin 2×2 chacune)
PrétraitementMaxim DL
TraitementPhotoshop et PixInsight
Traitement spécifiqueCréer une image verte synthétique

Descripton de l’objet

Type d’objetGalaxie elliptique « la Galaxie du Sombréro »
ConstellationLa Vierge
Magnitude visuelle8
Distance42,4 millions d’années-lumière
Diamètre100000 années-lumière
Dimension vue de la Terre8′ 54 x 4′ 6 secondes d’arc
M104 est surnommé la Galaxie du Sombréro, par sa ressemblance avec un chapeau mexicain. Elle ressemble aussi à une soucoupe volante. C’est l’une des galaxies les plus connues. Son diamètre de 100000 années-lumière est comparable à celui de notre Galaxie. Elle possède un noyau très brillant, constitué de vieilles étoiles et masqué très partiellement par de fines poussières. En 2012, son observation par le télescope spatial Spitzer a permis de mettre en évidence que son halo est plus massif qu’on le croyait et relève en fait de type elliptique géant et non spiral.

Plusieurs images de cette galaxie ne permettent pas de voir les sillons de poussières jusqu’à la brillante région centrale. Sur mon image, on peut les distinguer et le cœur de la galaxie n’est pas surexposé. Il faut dire que j’ai mis beaucoup de temps et de techniques à traiter cette image. Aussi, cette galaxie de petite dimension vue de la terre (elle est à 42,4 millions d’années lumières de nous) est près de l’horizon si on la regarde à partir du Québec. Elle a une hauteur maximum d’environ 30o au dessus de celle-ci, ce qui ajoute à la difficulté de photographier cette galaxie avec un long temps d’exposition. Aussi, il est très difficile d’obtenir une bonne résolution (netteté) due à l’importance de l’atmosphère et de la turbulence de l’air près de l’horizon. J’ai contourné ces problèmes en utilisant un télescope au Nouveau-Mexique, ce qui m’a permis d’imager entre 32 et 45 degrés au dessus de l’horizon, dans un site sans pollution lumineuse.     
Richard Beauregard
Le Ciel Astro – CCD
Mon impression « Nous ne pouvons pas être seuls dans ce gigantesque univers »